Ces fiches permettent de mettre en regard les résultats régionaux avec les tendances observées à l’échelle nationale et de faire ressortir certaines spécificités territoriales : implantation des associations, domaines et fonctions d’activité, emploi, bénévolat, inscription dans les réseaux et coopérations ou encore modèles économiques.
Une présence territoriale qui varie selon les régions
Les différences les plus visibles concernent tout d’abord les territoires sur lesquels interviennent les associations.
En Île-de-France, les ACE sont très fortement présentes en milieu urbain : 88 % y développent des activités, contre seulement 33 % en milieu rural.
À l’inverse, l’activité en milieu rural est particulièrement présente en Bourgogne-Franche-Comté (85 %), dans le Grand Est (83 %), en Bretagne (77 %) ou encore en Pays de la Loire, Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, où elle concerne près des trois quarts des ACE.
Ces données reflètent en partie les caractéristiques propres à chaque territoire. Elles rappellent également que les associations peuvent intervenir simultanément dans plusieurs types d’espaces (rural, urbain et périurbain) et soulignent le rôle important des associations culturelles employeuses dans la présence et le maintien d’une activité culturelle en milieu rural.
Le spectacle vivant reste dominant, mais son poids varie selon les régions
À l’échelle nationale, environ 2/3 des associations culturelles employeuses relèvent principalement du spectacle vivant. Mais cette proportion varie sensiblement selon les territoires.
Elle atteint près de 80 % en Pays de la Loire et environ trois quarts dans le Grand Est, tandis qu’elle est plus proche de la moitié en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en Bretagne ou en Auvergne-Rhône-Alpes.
Ces différences traduisent des compositions sectorielles régionales distinctes et invitent à ne pas considérer les ACE comme un ensemble parfaitement homogène.
Des fonctions qui ne prennent pas la même place partout
La place respective de la création, de la diffusion et de l’éducation-médiation varie elle aussi selon les régions.
La fonction d’éducation et de médiation apparaît par exemple particulièrement présente dans plusieurs territoires. Au niveau national, elle est très souvent exercée de manière partagée : environ les trois quarts des ACE déclarent mener des activités d’éducation ou de médiation, même lorsque celles-ci ne constituent pas leur fonction principale. En Nouvelle-Aquitaine, cette dimension est encore plus marquée : l’éducation/médiation constitue la fonction principale d’environ 44 % des ACE, contre 29 % à l’échelle nationale, et 83 % des structures déclarent l’exercer, seule ou avec d’autres fonctions.
À l’inverse, certaines régions se distinguent davantage par la création ou la diffusion.
Ces résultats montrent surtout la diversité des modèles d’activité et la forte pluriactivité des associations culturelles employeuses.
Des écarts également visibles dans l’emploi, les coopérations et les modèles économiques
Les fiches font apparaître d’autres différences régionales, concernant notamment le nombre de bénévoles, la présence d’emplois permanents, les pratiques de mutualisation ou l’adhésion à des réseaux professionnels et territoriaux.
Les structures ne présentent pas non plus toutes le même profil économique : la répartition entre petits, moyens et gros budgets varie d’une région à l’autre, de même que le poids respectif des recettes d’activité et des financements publics.
Ces résultats doivent toutefois être lus avec une prudence particulière, car les données économiques peuvent être fortement influencées par quelques structures et par la composition sectorielle de l’échantillon régional.
Des résultats régionaux à interpréter avec prudence
Les données présentées dans ces fiches ont fait l’objet d’un redressement spécifique pour chaque région, à partir du fichier national des associations culturelles employeuses constitué par Opale pour le redressement de l’enquête nationale. L’objectif est de rapprocher autant que possible la structure de chaque échantillon régional de celle des ACE repérées sur son territoire.
Pour autant, un redressement statistique ne peut pas entièrement compenser un faible nombre de réponses. Les effectifs sont très variables selon les régions : ils vont de 40 répondants dans les Hauts-de-France à 144 en Île-de-France, avec notamment 42 répondants en Bourgogne-Franche-Comté, 48 en Normandie, 51 en PACA, 59 en Pays de la Loire et 60 dans le Grand Est.
Les résultats doivent donc être considérés comme des tendances et des points de repère plutôt que comme des estimations précises de chacune des populations régionales. Les petits écarts entre régions ou avec la moyenne nationale ne doivent notamment pas être surinterprétés. Cette prudence est encore plus importante pour les données budgétaires ou les indicateurs portant sur des sous-populations de répondants.
Les 12 fiches régionales sont disponibles ci-dessous pour explorer plus en détail les caractéristiques des associations culturelles employeuses dans chaque territoire.
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